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Véritable phénomène de presse, l’hebdomadaire Pif Gadget a incarné la tradition qui liait la BD au combat politique. Retour sur la saga d’un titre culte.
Dès le début du XXe siècle, avant même le Front populaire, la France connut une tradition de “BD de gauche”. Pif Gadget en fut l’apogée. Lancé en 1969 par les Éditions Vaillant sous l’égide du PCF, le magazine jeunesse fut le phénomène d’édition le plus incroyable des années 1970-1980, flirtant parfois avec le million d’exemplaires. Quatre fois plus que Mickey, son rival le plus sérieux ! Militant et transmetteur de valeurs – humanistes et internationalistes –, novateur avec ses “gadgets” (“pois sauteurs du Mexique” et autres “pifises”), cet hebdomadaire initiatique brillait aussi par ses séries cultes (Pif, Gai-Luron, Rahan, fils des âges farouches et Docteur Justice) et les talents qui y publiaient : Goscinny, Gotlib, Mandryka, Uderzo et même Hugo Pratt... En retraçant son épopée sur le mode “Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes”, et à travers les témoignages émus d’anciens lecteurs qui ont grandi avec lui et d’acteurs du journal, ce documentaire jubilatoire illustre sa modernité. Au faîte de sa gloire, le magazine racontait son époque : l’engouement pour le plas- tique du début des années 1970 avec le gadget, l’émergence de l’érotisme dans ses pages, la sensibilisation progressive des lecteurs à l’écologie... Avant le déclin dans les années 1980, jusqu’à la chute, concomitante à celle de l’URSS.
Documentaire de Guillaume Podrovnik (France, 2014, 52mn) Coproduction : ARTE France, Flach Film Production





Franziska Buch raconte avec finesse l’histoire de deux âmes à la dérive qui trouvent l’une en l’autre une oreille attentive – et peut-être plus encore. Avec Sandrine Bonnaire.
Vendredi matin, à l’aéroport de Düsseldorf. Patricia, romancière, doit impérativement prendre le premier avion pour Paris, où son amant vient d’être victime d’un accident qui l’a plongé dans le coma. Frank, banquier d’affaires, s’apprête lui à conclure l’affaire de sa vie : le rachat de la charcuterie traditionnelle Albert par une grande entreprise suisse. Alors que Patrizia ne trouve plus sa carte de crédit, Frank, excédé, décide de lui payer son billet. Au fil de leurs allers-retours entre la France et l’Allemagne, ils se recroisent par hasard alors qu’ils sont confrontés à des choix difficiles. Les plans de financement de Frank étaient trop optimistes, il perd son emploi et sa femme le quitte. De son côté, Patrizia doit se résoudre à débrancher Jean-Jacques, en accord avec la femme de ce dernier.
NOUVEAU DÉPART
Quand la vie sort de ses rails... Ce film fin et sensible met en scène la rencontre de deux paumés qui découvrent l’un en l’autre ce qu’ils ont longtemps cherché : un soutien, une oreille attentive, le sentiment d’être nécessaire, et l’espoir que la fin d’une histoire soit synonyme d’un nouveau départ. Prix du meilleur scénario au festival de Ludwigshafen, cette coproduction entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg fait appel aux meilleurs : Sandrine Bonnaire et Gérard Jugnot, que l’on ne présente plus, mais aussi Jessica Schwarz (Le parfum, Les Buddenbrook) et Hans Werner Meyer (L’empreinte du crime).
Film de Franziska Buch (France/Allemagne/Luxembourg, 2012, 1h31mn, VOStF) – Scénario : Martin Rauhaus – Avec : Sandrine Bonnaire (Françoise Dupret), Jessica Schwarz (Patrizia Munz), Gérard Jugnot (monsieur Albert), hans-Werner Meyer (Frank Berendssen) – Image : hagen Bogdanski – Musique : Gast Waltzing – Coproduction : ARtE, Wüste Film West, Iris Productions, Drimage, nDR, BR




le temps qui court
ce week-end, on tente de le rattraper ?
Le temps. Sacrée notion. Entre l’espace temps, le temps qui passe, celui qu’on savoure, qu’on regrette, sans compter celui qui tourne à l’envers… Apprêtez-vous à apprécier le temps et à le voir passer ce week-end…
On attaque dès ce soir, avec un film sensible. Une rencontre entre deux paumés qui trouvent ce qu’ils n’ont jamais reçu. Une écoute, une oreille, un cœur à qui parler. Vous verrez, le temps compte dans ce joli récit…
Samedi, séquence nostalgie. Que les moins de 35 ans ne devraient pas connaître. Le petit frisson du kiosque ou de la boîte aux lettres, l’irrésistible besoin de connaître, découvrir puis monter LE gadget de la semaine, ça vous parle ? Retour sur la saga d’un titre de presse qui a inculqué des valeurs fondatrices à ses lecteurs.
Enfin, dimanche, sortez les mouchoirs. Une épopée sublime sur la rencontre de deux êtres dont l’un a un “léger” problème temporel. Bouleversant, humain, émouvant. In-ratable.
Quel week-end !
RDV ici vendredi soir ou samedi pour le sommaire hebdo de “Sept à Huit”. Oui oui, celui que vous n’avez pas dans vos programmes télé… faute de temps !
Philippe Vigneul, directeur de publication






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"Curieux destin que le mien..." Ainsi commence L'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps.
A la fin de la Première Guerre mondiale, à La Nouvelle-Orléans, la mère de Benjamin Button meurt juste après lui avoir donné naissance. Le bébé a une particularité : il semble d'ores et déjà vieux. Ne le supportant pas, son père l'abandonne devant une maison de retraite où une jeune femme, Queenie, décide de l'adopter. Les années passent, et Benjamin grandit, toujours avec des problèmes de santé d'un octogénaire.
Je ne saurais que vous conseiller ce film si vous ne l'avez pas vu (car si vous l'avez vu, vous le reverrez, c'est certain). Une histoire fantastique, merveilleusement interprétée. Brad Pitt et Cate Blanchett sont les Roméo & Juliette de l'espace temps. Le scénario est parfait, l'ambiance est magique, vous serez à coup sûr bouleversés.
The Curious Case of Benjamin Button réalisé par David Fincher (États-Unis, 2008, 2h44mn). Scénario : Eric Roth et Robin Swicord, d'après la nouvelle éponyme de F. Scott Fitzgerald. Photographie : Claudio Miranda. Décors : Donald Graham Burt. Costumes : Jacqueline West. Avec Brad Pitt (Benjamin Button), Cate Blanchett (Daisy), Julia Ormond (Caroline), Taraji P. Henson (Queenie), Jason Flemyng (Thomas Button), Tilda Swinton (Elizabeth Abbott). Montage : Kirk Baxter. Produit par Paramount Pictures, Warner Bros, The Kennedy/Marshall Company.
