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99 francs. france 4
Flickr - 99 francs. feb. 4th 2015. 20h50 (19:50 gmt).png
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la balade de lucie. france 2
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requiem for a dream. arte
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Quatre drogués tombent dans une spirale destructrice. Un film coup de poing magistralement interprété, d’après le chef-d’œuvre de Hubert Selby Jr.

 

 

Harry Goldfarb est un jeune diplômé accro à l’héroïne. Pour payer sa dope, il vole et revend le poste de télévision de sa mère, Sara, une veuve pauvre qui perd le sens du réel. Dépendante de la télé, celle-ci se gave d’amphétamines pour maigrir et espère ainsi passer dans son émission préférée. Parallèlement, Harry, sa petite copine et son meilleur ami, devenus de gros consommateurs de drogue, organisent un “coup” dans le but de s’enrichir pour financer leur addiction croissante. Peu à peu, tous s’enfoncent dans l’horreur.

 

ÉLECTROCHOC

 

Adapter à l’écran Retour à Brooklyn, le livre culte d’Hubert Selby Jr – auteur du non moins génial Le démon – semblait relever de la gageure. Et pourtant, s’il ne colle pas totalement à l’œuvre de l’écrivain américain, Darren Aronofsky parvient à restituer l’univers “selbien”. Oppressant, dérangeant, d’une noirceur rare, Requiem for a dream glisse irrémédiablement vers la tragédie. Plus qu’un film sur les drogues, il dépeint les ravages de l’addiction, amplifiés par la solitude endémique de la société américaine – et plus généralement, occidentale. Héroïne, amphétamines, émissions télévisées crétinisantes : les dépendances des quatre paumés les entraînent dans une implacable descente aux enfers. L’espoir disparaît vite, laissant place à une souffrance insondable. Aronofsky accentue le malaise et immerge le spectateur dans le quotidien des personnages par une mise en scène au rythme soutenu, où des scènes identiques se répètent de bout en bout. L’irrespirable puissance du film est amplifiée par la musique de Clint Mansell, aussi mélodieuse qu’angoissante. Présente telle une antienne, elle accentue le drame latent qui ne laissera personne insensible, ni psychologiquement, ni physiquement. Un véritable électrochoc.

 

Film de Darren Aronofsky (États-Unis, 2000, 1h39mn, VF/VOSTF) - Scénario : Darren Aronofsky, d’après le roman de Hubert Selby Jr Retour à Brooklyn - Avec : Ellen Burstyn (Sara Goldfarb), Jared Leto (Harry Goldfarb), Jennifer Connelly (Marion Silver), Marlon Wayans (Tyrone C. Love), Christopher McDonald (Tappy Tibbons) - Image : Matthew Libatique Musique : Clint Mansell - Production : Artisan Entertainment, Bandeira Entertainment, Industry Entertainment, Protozoa Pictures, Sibling Productions, Thousand Words, Truth and Soul Pictures.

 

Vigoureuse adaptation du roman éponyme de Frédéric Beigbeder, vous allez pénétrer dans le monde "magique" de la publicité... Enfin principalement dans ses névroses et côtés inavouables... Accrochez vous et surtout, prenez du recul !

 

En 2001, Octave Parango est un jeune concepteur-rédacteur dans une grande agence de publicité parisienne, la Ross & Witchcraft. Publicitaire de talent, il est aussi cynique, égoïste et irresponsable et mène une vie de débauche, faisant notamment un usage immodéré de la cocaïne. Il est chargé avec son collègue de travail Charlie de mettre au point la campagne publicitaire d'un nouveau yaourt que va lancer sur le marché le groupe Madone. Lors de la réunion où Octave, Charlie et Jeff, responsable commercial, présentent leur publicité à Alfred Duler, cadre supérieur de Madone, celui-ci la rejette. Frustré de voir sa créativité censurée, Octave veut quitter son travail mais Marc Maronnier, son supérieur, lui rappelle tous les avantages qu'il perdrait en faisant cela.


Comédie satyrique réalisée par Jan Jounen (France, 2007, 99 minutes !). Scénario : Nicolas et Bruno, d'après le roman de Frédéric Beigbeder. Photographie : David Ungaro. Décors : Michel Barthélémy. Costumes : Chattoune. Avec : Jean Dujardin (Octave Parango), Jocelyn Quivrin (Charlie). Patrick Mille (Jeff - Jean-François Marolles), Vahina Giocante (Sophie), Élisa Tovati (Tamara), Nicolas Marié (Alfred Duler), Dominique Bettenfeld (Jean-Christian Gagnant). Montage : Anny Danché. Produit par Légende Entreprises et distribué par Pathé Distribution.

Tout plaquer pour changer de vie. Se délester du poids des autres. Se trouver soi-même pour mieux retrouver les siens. De Paris à Arcachon, en passant par Lyon, La Balade de Lucie, initiatique et poétique, transporte son héroïne sur le chemin de l’émancipation. Une ode à la liberté clamée par la lumineuse Sandrine Bonnaire.

 

 

Paris. Zoom sur la fenêtre d’un appartement haussmannien. Dans le salon cosy, une mère lit une histoire à ses deux garçons. Le père rentre du travail et chahute tendrement avec ses enfants. Un instantané de vie qui transpire le bonheur. Le tableau familial semble idyllique. Et pourtant… La petite vie tranquille va basculer avec l’emprisonnement de Paul, arrêté pour abus de biens sociaux. À Lucie désormais d’assumer seule le quotidien, de retrouver ses marques dans cette nouvelle existence à trois. À trois, et souvent quatre, puisque la mère de Lucie, envahissante et autoritaire, n’est jamais bien loin. Une dernière cigarette sur le quai de gare, l’alarme qui retentit, un soupçon d’hésitation. In extremis, Lucie décide d’embarquer dans ce train où l’attendent ses deux garçons. « On va vivre maintenant », annonce-t-elle sereinement. Prochain arrêt, qui n’est pas le leur, Lyon. C’est pourtant ici qu’ils descendront pour tenter de reconstruire cette nouvelle vie, fuir l’ancienne, celle que Lucie semble avoir traversée sous tutelle. Mais les prémices de la balade s’annoncent tourmentés. Recherche de boulot, problème d’intégration des enfants à l’école… Et une grand-mère qui continue de surveiller son petit monde. C’en est trop pour Lucie.

 

Et c’est seule, sans ses enfants, que la jeune femme choisit de poursuivre sa route. Elle s’éclipse discrètement après s’être assurée que la grand-mère a bien pris le relais auprès de Benjamin et Alexandre. Fuir, partir pour, elle l’espère, mieux les retrouver et les aimer.

 

Direction Arcachon. C’est ici, au bord de l’océan et de la plage de son enfance, que Lucie espère trouver les réponses aux questions qui la bousculent. Où souhaite-t-elle vivre ? Comment ? Est-elle capable de s’inventer une nouvelle existence ? La balade se poursuit. Avec son lot d’embûches, de rencontres et de révélations. Sur le chemin de son émancipation, Lucie se libère de sa vie rangée d’épouse et de mère pour commencer enfin sa vie épanouie de femme. Mais sans qu’elle ne le sache, ses deux garçons décident, de leur côté, de partir à sa recherche…

 

De Paris à Lyon, de Bordeaux à Arcachon, La Balade de Lucie vous transporte. Au fil de cet itinéraire non tracé, le road movie revêt des allures de parcours initiatique, comme un écho au cheminement intérieur de l’héroïne. Et il souffle sur ce voyage un doux vent de liberté. Un certain optimisme poétique aussi. C’est d’ailleurs lorsque Lucie décrochera son job de pépiniériste chez monsieur Aladin (sic) qu’elle verra dans cette nature qui éclot tout autour d’elle un encouragement à son propre épanouissement. Celle qui était fermée « comme une huître » s’ouvrira également au contact de Bruno (Nicolas Gob), un chauffeur de taxi à la gentillesse déconcertante. L’autre quête du film – et pas des moindres – est celle, emplie d’amour et de tendresse, menée par les deux garçons partis sur les traces de leur mère.

 

De soi, d’une mère, du bonheur, la quête semble donc imprégner le film tout entier. Un thème apparemment cher à la réalisatrice et scénariste Sandrine Ray (prix du scénario de la Fondation Beaumarchais 2009) qui, avec son film Vivante, avait déjà mis en lumière cette volonté tenace d’exister à travers le parcours d’un autre personnage féminin emblématique. Avec Lucie, incarnée par Sandrine Bonnaire, cette quête devient aussi celle d’une liberté. De penser, d’agir, d’exister par et pour soi-même. Et alors que naissait son envie de passer derrière la caméra pour la réalisation de son premier long métrage (J’enrage de son absence, avec Alexandra Lamy et William Hurt, sorti en octobre 2012), Sandrine Bonnaire a su déceler, sur le tournage de la fiction, une étrange résonance entre elle et son personnage, cette envie « d’être bousculée, de ne pas tomber dans un confort installé », confiera-t-elle à TV Mag.

 

Céline Boidin-Lounis

 

Réalisé par Sandrine Ray (France, 2012, 1h35minutes). Scénario de Sandrine Ray. Dialogues de Sandrine Ray. Musique de Renaud Barbier. Avec : Sandrine Bonnaire (Lucie), Mylène Demongeot (la mère), Nicolas Gob (Bruno), Zacharie Chasseriaud (Alexandre), Antoine Rodet (Benjamin), Jean-Pierre Lorit (Paul), Manuel Blanc (l'agent de la mairie) et Maud Forget (Sophie). Produit par Made in PM et PM Holding. Avec la participation de France Télévisions, TV5 Monde et Centre National de la Cinématographie. Avec le soutien de la région Aquitaine. 

 

 

un mercredi “border-line”

aujourd’hui, la ligne jaune n’est jamais bien loin…

 

Des excès. Un mal-être. De la provocation. Le sentiment d’être en permanence à “un cheveu” de franchir la ligne jaune… Souvent, ça n’est pas très agréable à voir. Oui mais voilà. Aujourd’hui, on est gâtés. Chanceux, vernis. Trois fictions, toutes très différentes, mettent ces états à l’honneur. L’une hyper moderne, l’autre sous forme d’expérience poétique et innovante, la dernière plus que déroutante, préparez vous à vivre des moments très près du mur…

 

On attaque avec “une pub géante”. Un film adapté d’un (du?) roman de Beigbeder. Accrochez vos ceintures. Bienvenue dans le merveilleux monde de la publicité. Où tout est rose, simple, franc du collier… Oups pardon, plutôt compliqué, cocaïné, inhumain… mais tellement drôle (avec certes beaucoup de recul) ! On tombe bien sûr un poil dans la caricature, l’excès, la drogue facile, les méchants industriels qui ne comprennent rien (mais rien) à la pub, on frôle les limites. Et parfois même, on franchira la ligne, mais chut…

 

Également au menu aujourd’hui, un véritable électrochoc. L’histoire d’une dérive. Celle de quatre paumés dépendants. L’addiction à la drogue, la société occidentale, le manque d’espoir voire la souffrance permanente. Un film choc, réservé à un public averti, mais une vraie démonstration énergique et extrêmement maîtrisée.

 

Enfin, plus léger (enfin si on peut dire), la surprenante décision d’une mère de famille. En pleine crise identitaire, alors que sa famille a plus que jamais besoin d’elle, elle prend une décision déroutante et tente de reconstruire sa vie. Une fiction choc, déroutante même (vu la chaîne et l’horaire) très bien interprétée.

 

Allez. Allumez la télé. Vous verrez, on ne fait pas que s’abrutir devant.

À demain !

 

Philippe Vigneul, directeur de publication

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